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Défendre les classes moyennes.

Les classes moyennes sont les grandes oubliées des politiques publiques des trente dernières années. Entre les classes les plus aisées aidées par la dynamique de la mondialisation et les plus démunis aidés par la solidarité publique, les classes moyennes se retrouvent sous le double coup d’un matraquage fiscal et d’un risque de déclassement.
 
Toujours assez riches pour payer plus d’impôts, rarement assez pauvres pour bénéficier des allocations, les classes moyennes doivent être au cœur de notre projet. C’est pourquoi les aides connexes ne doivent plus être accordées sur le seul statut (être en dehors de l’emploi) mais sur un critère de revenu, et leur sortie doit être progressive en fonction du revenu.
 
Outre le blocage de l’ascenseur social, les classes moyennes rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger, prises en étau entre le parc de logements sociaux dont elles sont largement exclues et le parc privé dont les prix ne cessent de croître. Il faut donc libérer le foncier en faisant de l’autorisation de construire la règle et du refus l’exception (comme au Royaume-Uni) pour atteindre 500 000 constructions de logements par an.
 
Ouvrir le parc HLM aux classes moyennes et leur permettre d’acheter leur logement permettraient aussi de dégager des fonds pour construire de nouveaux logements.
 
La fiscalité doit être réorientée afin que les classes moyennes ne paient jamais plus d’impôts que les classes les plus aisées. Il n’est pas acceptable que la progressivité de l’impôt en fonction du niveau de revenu croisse fortement avant de décroître. En donnant l’impression que ce sont toujours aux mêmes que l’on demande des efforts, ce système fiscal mine la cohésion de notre société. Le consentement à l’impôt chute à mesure que les classes moyennes ont le sentiment de n’être que les victimes d’un système injuste.
 
Les droits de succession doivent être aussi allégés pour tous ces Français qui souhaitent simplement transmettre à leurs enfants le fruit du travail d’une vie. Un bouclier anti-hausses d’impôts doit également être imposé aux collectivités locales dont certaines font chèrement payer leur mauvaise gestion aux contribuables.
 
Trop souvent, les classes moyennes se retrouvent juste au-dessus des seuils pour bénéficier des diverses allocations. Les allocations familiales doivent redevenir universelles et le quotient familial doit être pleinement rétabli, car notre politique familiale est une force de notre pays.
 
Nous souhaitons aussi ouvrir les bourses étudiantes aux classes moyennes qui ne peuvent pas payer toujours plus d’impôts sans jamais bénéficier du soutien de la collectivité. Lorsque la gauche a supprimé les bourses au mérite pour ne proposer que des bourses sur critères sociaux, c’est à la méritocratie républicaine qu’elle s’en est prise.
 
Enfin, pour débloquer l’ascenseur social, nous proposons de créer un prêt accessible à tous les jeunes. Ce prêt serait remboursé à partir du moment où le jeune qui en a bénéficié a trouvé un emploi et une rémunération stable.




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