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Laurent Wauquiez : « L'opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

Laurent Wauquiez : « L'opposition peut soutenir des vrais projets de redressement, mais pas une mascarade »

« La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. […] Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile. »

Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes et premier vice-président de LR, Laurent Wauquiez étrille la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron. Mais il estime que la droite devrait voter la loi d'habilitation permettant de réformer par ordonnances le Code du travail.
Que vous inspire la convocation du Congrès par Emmanuel Macron ?
Ce n'est pas le principe qui me choque. Mais il faut être lucide sur le message qui est envoyé : le Premier ministre compte peu, voire pour rien. Le président de la République a décidé de tout décider tout seul et concentre tous les pouvoirs. Je pense que c'est un tort. Cette intervention devant le Congrès ressemble plus à des pratiques d'une monarchie d'Ancien Régime qu'à une démocratie moderne du XXIe siècle. Il n'y a d'ailleurs pas que cela. Ce à quoi nous avons assisté à l'Assemblée ces derniers jours, ce sont les pires pratiques de la vie politique : le recasage de membres du gouvernement extraits à la va-vite parce qu'ils étaient poursuivis par la justice, des tentatives peu honorables de bâillonner l'opposition et l'achat d'élus à coup de postes, pour en faire les mercenaires de la nouvelle majorité. Tout écraser autour de soi, ce n'est pas la modernité, ni le renouvellement. Le pouvoir devrait faire attention à l'effet de boomerang.
Sur le fond, qu'attendez-vous du chef de l'Etat et, le lendemain, du Premier ministre ?
Qu'après de trop longues semaines, on entre enfin dans le coeur du sujet. Il y a eu beaucoup de communication - souvent habile -, beaucoup de manipulation politicienne - souvent médiocre ; maintenant, il faut redresser la France. Et je ne voudrais pas qu'on arrive jusqu'à l'été en n'ayant rien fait, parce que les semaines qui sont perdues en ce moment sont des semaines précieuses. Il faut un cap sur la fin du gaspillage de l'argent public, un vrai projet de baisse de la fiscalité, un programme de valorisation du travail et de l'entreprise. Et il faut une vision, ce que Lincoln appelait « l'au-delà de la colline ». La vision de Macron, les Français ne la connaissent pas. On ne redresse pas une entreprise en difficulté sans donner un projet ; on ne redresse pas la France sans vision de société. Quant au Premier ministre, son discours, au lendemain de celui du président, devient inutile.
La droite est dure avec Edouard Philippe. Pourquoi ne pas donner sa chance à un homme issu de vos rangs ?
Pas d'aigreur, pas de faveur. Edouard Philippe a fait le choix de renier sa famille politique et ce qu'il défendait avant. Je le regrette, surtout pour lui. Mais, maintenant, cette question ne m'intéresse plus. Ce qu'on attend d'un Premier ministre, c'est qu'il fasse avancer le pays et c'est à cette aune-là que je le jugerai.
Il veut tenir les déficits, réduire les dépenses sans augmenter les impôts. Ce que la droite a toujours défendu...
En politique, il vaut mieux regarder les faits qu'écouter les discours. Les signaux envoyés jusqu'à présent ne sont pas bons. En réalité, ça commence furieusement à ressembler au mauvais feuilleton du quinquennat de Hollande, avec des hausses d'impôt tout de suite, des allégements de charges repoussés et des économies sur la dépense publique cosmétiques. Monsieur le président de la République, ne retombez pas dans les ornières de celui qui a été hier votre employeur ! Je ne voudrais pas que le souffle s'étiole et que, au fond, on soit très énergique pour le marketing politique et très mou pour le changement du pays. Je le dis aussi clairement : nous sommes prêts à soutenir un programme de redressement de l'économie, mais un vrai programme. L'opposition peut soutenir de vrais projets de redressement du pays qui correspondent à nos valeurs, mais pas une mascarade.
Que réclamez-vous ?
La France ne peut pas s'en sortir sans un vrai travail d'apurement de sa dépense publique. Cela veut dire revoir le fonctionnement d'un système social qui est devenu injuste et décourage le travail, se poser les bonnes questions sur une organisation de l'Etat devenue abracadabrantesque. J'ai apporté la démonstration dans ma région, avec le plus grand plan d'économies mené en un an par une administration en France, qu'il était possible de faire des économies sur la dépense.
Mais encore faut-il s'en donner les moyens. Et sur ce terrain-là, je ne vois aucune véritable ambition... Nos entreprises sont assommées de charges : l'urgence n'est pas l'augmentation de la CSG mais la baisse des charges. Où en est la défiscalisation des heures supplémentaires ? Il faut favoriser le travail, l'initiative, la justice - ce qui veut dire mettre fin aux régimes spéciaux de retraite. Aujourd'hui, je ne vois pas la vision et je vois de moins en moins les mesures concrètes venir.
Si vous étiez encore député, voteriez-vous la loi d'habilitation à réformer le Code du travail par ordonnances ?
Oui. Tout ce qui peut permettre de rendre l'embauche plus facile va dans le bon sens. De la même manière que nous combattrons vigoureusement des augmentations de fiscalité, il faut que nous puissions soutenir une loi qui doit permettre d'améliorer le Code du travail. S'il y a un effort sincère en la matière, il doit être soutenu. Par contre, nous serons très vigilants : attention à ne pas, pour acheter le silence des syndicats, vider la réforme de son contenu comme ce fut le cas, jadis, sur la loi El Khomri... Pour faire aboutir les projets de réformes économiques, on aura besoin d'une voix claire de la droite.

Pierre-Alain Furbury, Les Echos
 


Chrétiens d’Egypte : Wauquiez débloque 50 000 euros

A la suite des attentats de dimanche en Egypte qui visaient les Coptes, Laurent Wauquiez, le président (LR) d’Auvergne-Rhône-Alpes , annonce qu’il va débloquer une « aide exceptionnelle » de 50 000 euros pour les organisations régionales qui vont participer « à protéger ces populations vulnérables ». Selon son entourage, les organisations régionales en question sont la Croix-Rouge, le Secours Populaire, l’Oeuvre d’Orient ainsi que les « ONG  habituelles ».
 
Dauphiné Libéré le 10 avril 2017
 


Laurent Wauquiez (LR) dénonce un "hold up" de Macron

Signe d'un certain affolement dans le camp du candidat de la droite François Fillon, le vice-président des Républicains (LR) estime lundi dans Le Figaro qu'une victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle serait un "hold up".
"Je tire le signal d'alarme et j'appelle solennellement à la mobilisation générale des électeurs de la droite et du centre", déclare Laurent Wauquiez. "Le sujet, ce n'est pas François Fillon, c'est l'avenir de la France."

L'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy, plombé par des soupçons d'emplois fictifs qui ont entraîné l'ouverture d'une information judiciaire, est décroché dans les intentions de vote par Emmanuel Macron.
Laurent Wauquiez, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de la primaire de la droite, accuse l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande d'être l'"héritier " d'une "idéologie de la gauche qui n'a eu de cesse de liquider l'héritage de la France."

"C'est l'idéologie de la déconstruction", ajoute-t-il. "Il n'aime pas notre histoire (...), il n'aime pas notre identité et prône le multiculturalisme, il n'aime pas la famille, il n'aime pas la nation. Une victoire de Macron serait un hold up."
"La France, dans sa grande majorité aspire à une politique de droite et on irait élire un président de gauche ?" s'insurge Laurent Wauquiez.

Emmanuel Macron a conclu la semaine dernière une "alliance" avec le président centriste du MoDem, François Bayrou, et enregistre quotidiennement des ralliements de personnalités de gauche, du centre droit ou de la mouvance écologiste.

Deux sondages publiés ce week-end créditent Emmanuel Macron de 25% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, à deux points de la présidente du Front national, Marine Le Pen. François Fillon suit à distance, à 19 ou 20%.
 
Capital le 17 février
 


Laurent Wauquiez impose sa clause Molière

Malgré un recours du préfet, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes maintient sa clause imposant la pratique du français sur les chantiers.

 
Laurent Wauquiez a bien l'intention de passer en force avec sa clause Molière, qu'elle soit légale ou non. À peine votée, le 9 février, cette clause, qui impose la pratique de la langue française sur les chantiers des entreprises ayant signé un marché avec la région, avait été pointée comme illégale par le préfet. « Non conforme aux textes européens » expliquait-il en demandant au président d'Auvergne-Rhône-Alpes de la retirer sous peine de devoir s'expliquer devant le juge administratif.
 

Lettre au Premier ministre

Laurent Wauquiez, qui n'a aucune intention d'amender son plan de lutte contre le travail détaché, semble même se réjouir de ce bras de fer avec l'État. Lundi, en déplacement sur le chantier de restructuration du lycée hôtelier de Saint-Chamond, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté sa brigade de contrôle de la bonne pratique du français sur les chantiers. Une première en France qui va peut-être inspirer les collectivités françaises engagées dans la même démarche à lui emboîter le pas.
Pour enfoncer le clou, il s'est fendu d'un courrier au Premier ministre justifiant sa démarche. « Les décideurs publics doivent cesser de se retrancher derrière le juridisme pour en faire l'alibi de leur impuissance ou de leur inaction », écrit Laurent Wauquiez à Bernard Cazeneuve. « À travers ces clauses, je souhaite apporter la démonstration que le Code des marchés publics permet de trouver les marges nécessaires pour soutenir nos entreprises », poursuit-il.
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« Je ne dévierai pas de la ligne que nous nous sommes fixée, car il s'agit, in fine, de faire évoluer l'Europe et de constituer le meilleur service que l'on puisse lui rendre, tant ce sujet mine le rapport des Français à la construction européenne », insiste le président de région. « Je l'assume et je ne lâcherai pas, assure Laurent Wauquiez. Nous emploierons toutes les armes pour que les impôts de notre région qui financent les chantiers servent aux entreprises et aux emplois de notre région. »
 

Une brigade de cinq agents

La brigade d'Auvergne-Rhône-Alpes installée lundi 13 mars est composée de cinq agents, à temps plein. En cas de constat de travailleurs détachés légaux non déclarés, elle se dit prête à pénaliser l'entreprise à hauteur de 10 000 euros. En cas de travailleurs ne maîtrisant pas le français surpris sur un chantier, une pénalité de 5 % du montant du chantier sera appliquée.
Légale ou non, cette clause séduit, en tout cas, de plus en plus de collectivités. Les régions Hauts-de-France, Pays de la Loire, Centre-Val-de-Loire, Normandie et Île-de-France, les départements du Haut-Rhin et de la Charente ainsi que les villes de Bourges et d'Angoulême l'ont également adoptée.
 
Le Point le 13 mars
 


Laurent Wauquiez veut voir la région dans l’assiette des lycéens

Ce jeudi, Laurent Wauquiez s’est rendu au Lycée Jacques Brel à Vénissieux, pour présenter le lancement du label "la Région dans mon assiette".


La mode est aux circuits courts en Auvergne-Rhône-Alpes. Après "la région du goût", le nouveau label alimentaire de la région, Laurent Wauquiez a lancé, ce jeudi, le label "la région dans mon assiette", au Lycée Jacques Brel, déjà "expert" en matière de circuits courts.

L’objectif ? Faire consommer des produits régionaux de qualité aux lycéens. Dans le réfectoire de la cantine, Laurent Wauquiez, entouré des cuisiniers, affirme vouloir "quatre fois plus de produit régionaux dans les assiettes des lycéens". Cela en vue de rééduquer, les futurs consommateurs qu’ils sont, à avoir des "habitudes saines". Mais aussi et surtout, de donner la priorité à l’agriculture régionale.

Pour cela, la région souhaite mettre en place une centrale d’achat, qui permettra aux établissements scolaires de commander des produits aux producteurs locaux identifiés par les agents de la région. "Il faut réduire les contraintes administratives du code des marchés public qui est un outil et non pas une fin en soi. Je ne me formalise pas là-dessus. C’est comme pour le travail détaché, quand on veut on peut", s’autofélicite le président du conseil régional en faisant référence à la "clause Molière" qu’il a mis en place sur les chantiers régionaux.

Manger local, à quel prix ?

Le vice-président du parti Les Républicain a aussi insisté sur son souhait de "valoriser le travail des cuisiniers", en proposant une assiette de produits régionaux coutant jusqu’à 2,88 euros. Un prix qui semble difficile à atteindre selon les principaux intéressés : "c’est le gestionnaire qui décide du tarif de l’assiette, et la mode est plutôt aux économies. Dans ma cantine, je ne peux pas dépasser les 2,40 euros par assiette", regrette un cuisinier.

La région semble toutefois avoir conscience de cette configuration. "La Région dans mon assiette" prévoit d’accompagner les gestionnaires des restaurants scolaires dans l’achat de produits régionaux, notamment par la sensibilisation à l’achat "gré à gré", directement entre le vendeur et l’acheteur. Un budget d’1,5 millions d’euros est prévu pour soutenir le financement des équipements des cuisines scolaires engagées dans le label. Laurent Wauquiez a également parlé d’une prime qui serait attribuée aux cuisiniers.

 

Lyon capitale le 31 mars
 


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