Droite sociale

Refonder notre contrat social


Nous militons pour que la majorité marche sur ses deux jambes : le régalien mais aussi le social. Une politique sociale de droite ne consiste pas à singer la gauche en distribuant toujours plus pour toujours moins d’efficacité.

Nous pensons que les droits et devoirs des citoyens sont un élément clef de la justice sociale. Notre conviction est que l’exaspération des classes moyennes se nourrit du sentiment qu’aux deux bouts de la chaîne il y a des abus, que certains profitent du système. Chez les plus favorisés qui s’enrichissent toujours plus et dont certains profitent des failles de notre système fiscal pour échapper, au moins partiellement, à l’impôt. Mais aussi chez ceux qui bénéficient sans contrepartie de la solidarité nationale. Nous avons le système social le plus généreux du monde, et nous pouvons en être fier, c’est une part de l’identité française. Mais alors qu’il arrive que l’écart soit faible entre les revenus que les travailleurs des classes moyennes tirent de leur activité professionnelle et ceux qui relèvent de l’assistance, il est essentiel que ceux qui bénéficient des seconds puissent apporter une contrepartie à la société. A défaut, le risque est qu’à terme les classes moyennes n’acceptent plus de le financer. C’est pourquoi nous souhaitons la mise en place de mesures permettant que la solidarité s’inscrive dans une logique de droits et devoirs.

Si nous considérons que le RSA est une grande avancée du quinquennat, il subsiste des situations où la reprise du travail ne se traduit pas par une hausse suffisante des revenus. Ce n'est pas acceptable pour nos concitoyens, en particulier pour les classes moyennes qui financent la protection sociale.

Nous proposons le plafonnement des prestations sociales à 75 % du SMIC : pour les travailleurs modestes de notre pays, il est insupportable de constater que certains individus, en cumulant différentes prestations sociales (RSA, CMU, allocations familiales, aides au logement) et les droits connexes (réductions tarifs énergie, exo redevance télé, gratuité transports…), disposent de moyens financiers similaires.

Nous proposons également d’expérimenter dans quelques départements un dispositif visant à demander à nos concitoyens qui bénéficient du RSA de consacrer 5 heures par semaine à un service social dans le cadre d’une collectivité ou d’une association reconnue.

Des mesures sur la responsabilité des élites: il suffit aujourd’hui de résider six mois plus un jour à l’étranger pour ne pas payer d’impôts en France. Avec la conséquence suivante : des personnes avec de très hauts revenus vivent la moitié de l’année dans notre pays sans payer la moindre contribution. S’il fait si bon vivre dans notre pays, c’est aussi grâce à notre système social, à nos services publics, à la qualité des services rendus… et il n’est pas normal que l’on puisse s’exonérer aussi facilement de ses devoirs de citoyens. C’est la raison pour laquelle nous proposons d’abaisser la durée maximale de résidence en France pour les exilés fiscaux, en la limitant à 3 mois. Aux Etats-Unis, ce seuil est de 30 jours.



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