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Nos Propositions

Moraliser le capitalisme

Les propositions de la Droite Sociale en vue de la campagne présidentielle.



La crise que nous vivons met en lumière un certain nombre de dérèglements et de déséquilibres de la sphère économique. Les effets de ces déséquilibres sont connus de tous :


- accaparement par quelques-uns de la valeur créée collectivement ;
- tyrannie du court terme se traduisant par une instabilité constante, en particulier pour les salariés des classes moyennes, inquiets de leur sort y compris quand leur entreprise est en bonne santé ;
- asservissement à des logiques financières internationales privant les citoyens de tout contrôle sur leur propre devenir économique, ce qui représente un danger majeur pour nos démocraties.


Il est possible de lutter contre ces dérives pour rétablir au sein du capitalisme plus de justice, plus de stabilité et plus de marge de manœuvre au plan national.


Dans le but d’enrichir le débat d’idées en vue de la prochaine campagne présidentielle, la Droite Sociale présente sa deuxième contribution au projet pour 2012. Fruit d’échanges et de réflexions menés au sein du groupe de parlementaires et d’élus locaux, les propositions de la Droite Sociale s’articulent autour de quatre thèmes :


1. Remettre de la justice dans les rémunérations et dans la place des salariés au sein de l’entreprise

La coupure grandissante entre salariés et grand dirigeants, et plus largement entre ceux qui sont le plus éprouvés par la crise et ceux qui sont les grands gagnants de la mondialisation, rend impératif de proposer des mesures fortes pour rétablir le lien de confiance. La création d’emplois et de richesses doit être remise au cœur du rôle des dirigeants d’entreprise. Il faut instaurer aujourd’hui plus de justice dans les rémunérations, et remettre la problématique des droits et des devoirs, à laquelle est attachée la Droite Sociale, au cœur de notre contrat économique, notamment en ce qui concerne les plus favorisés.

• Interdire les augmentations des dirigeants d’entreprises qui licencient plus qu’ils n’embauchent
• Garantir l’indépendance des comités de rémunération
• Développer l’actionnariat salarié, notamment dans les PME et les ETI
• Associer davantage les salariés à la conduite de l’entreprise en imposant plus de salariés dans les conseils d’administration

2. Mettre fin à la dictature du court-terme

Le rapport au temps de l’action économique a été profondément atteint par les excès du capitalisme financier. Les tentations spéculatives des banques, les transactions financières qui défient le bon sens, les rémunérations basées sur des performances boursières ont contribué à encourager des stratégies totalement déconnectées de la sphère réelle, sans aucune perspective de moyen ou long-terme. Il convient aujourd’hui de mettre fin à cette dictature de l’instant. L’appât du gain immédiat ne peut être le fondement de notre système économique.

• Séparer les banques de financement des banques de dépôt afin de limiter la tentation spéculative des banques, trop souvent assurées grâce au filet de sécurité de l’Etat
• Interdire les ventes à découvert et les transactions haute-fréquence

3. Retrouver notre souveraineté dans le domaine économique

La France est le pays d’un grand paradoxe. Nous avons à la fois une épargne très forte (le taux d’épargne des ménages est de 17 %) et une dette importante, détenue à 66 % par des non-résidents.
L’épargne des Français doit être mise au service de notre économie.

• Pour mobiliser l’épargne des Français au service des entreprises et notamment des PME, créer un Fonds Souverain Français
• Inciter les Français à acquérir de la dette souveraine en lançant un appel à l’épargne si les conditions d’emprunt sur les marchés devaient évoluer

4. Encourager un capitalisme d’entrepreneurs et favoriser le développement des PME

Les PME forment le cœur du tissu économique de notre pays. Ce sont elles qui forment un des principaux viviers d’emplois et qui doivent être au cœur de notre stratégie de réindustrialisation. Ces vingt dernières années, sur un total de 2.8 millions d'emplois nouveaux, 2.3 millions ont été créés dans les PME. Pourtant, les obstacles à leur développement sont encore trop nombreux. Il est urgent d’envoyer un signal fort en direction des PME en promouvant notamment la parité entre celles-ci et grandes entreprises dans le domaine fiscal, mais aussi en facilitant leur accès aux moyens de financement. C’est une des conditions de l’émergence d’un vivier de PME capables d’exporter à l’international, sur le modèle allemand.

• Encourager le financement des PME : donner aux PME/ETI l’accès aux emprunts obligataires
• Remettre de la parité entre PME et grandes entreprises dans le domaine fiscal
• Limiter le nombre de mandats d’administrateurs à 3 et imposer parmi ces mandats un mandat bénévole dans une PME/ETI
• Responsabiliser les grandes entreprises sur l’avenir de leurs apprentis en assurant leur embauche dans le réseau des PME avec lesquelles elles travaillent
 


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