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Nos Propositions

L’emploi et la réussite des jeunes

Nous ne voulons pas de génération sacrifiée, nous voulons des générations actives, tournées avec optimisme vers l’avenir. La réussite de nos jeunes conditionne non seulement celle de la France dans les années qui viennent, mais aussi  l’existence d’une classe moyenne dynamique, véritable moteur de notre société. Nous ne pouvons accepter que le taux d’emploi de nos jeunes soit l’un des plus faibles de l’OCDE. L’insertion professionnelle peut être délicate lorsque l’on est diplômé, et lorsqu’on ne l’est pas, c’est le parcours du combattant.  C’est le cas chaque année pour les 150 000 jeunes qui sortent de l’enseignement secondaire sans bagage précis et qui, comme les autres, veulent pouvoir travailler et vivre des fruits de leur travail.



Les efforts importants déployés dans ce sens par le gouvernement sur ce sujet ces 3 dernières années, notamment avec les aides en faveur de l’apprentissage, ont permis de limiter l’impact de la crise sur les jeunes, alors qu’ils en sont normalement les premières victimes. Il faut cependant aujourd’hui franchir un cap supplémentaire et engager une véritable révolution qui permettra de faire baisser durablement le taux de chômage des jeunes. Nos propositions s’articulent notamment autour de l’insertion, de la mobilité et du sens à donner au travail au travers de la notion de métier. Ces propositions constituent un véritable pacte générationnel que la Droite sociale propose de conclure avec la jeune génération.

Le problème de l’emploi des jeunes, c’est d’abord l’insertion. Les jeunes enchaînent souvent ce qu’il est convenu d’appeler des petits boulots, des CDD ou des contrats précaires qui ne les installent pas dans un travail ou dans un métier. La formation est trop souvent déconnectée ou utilisée comme un palliatif à l’emploi, sans réelle réflexion sur les débouchés professionnels. Combien de chefs d’entreprises se plaignent ainsi de ne pas trouver de jeunes formés ou réclament des jeunes qui ont déjà une première expérience ! Par définition, c’est cette première expérience qu’il faut concrétiser et rendre durable. Dans cette perspective les parlementaires de Droite Sociale considèrent que le développement massif de l’apprentissage et de l’alternance sont les outils majeurs qui doivent contribuer à la réussite professionnelle des jeunes.
Un jeune issu de l’alternance a 50% de chances de plus de trouver un emploi par rapport à une formation théorique. Or, seulement un tiers des jeunes de 16-20 ans passent par l’alternance en France alors qu’en Allemagne ce sont les deux tiers. Il existe donc des marges de progression.  Il faut rendre plus incitatif le recours à l’alternance, les esprits sont mûrs pour cela. Aujourd’hui la formation en alternance s’apparente encore trop à un parcours du combattant.

Nous proposons ainsi :

- L’alignement du statut des apprentis sur celui des étudiants : le statut inférieur donné aux apprentis est une vieille discrimination qui n’est pas justifiée. C’est aussi une source de stigmatisation pour les jeunes en alternance.
Il s’agit donc de prévoir que les apprentis aient accès aux mêmes aides que les étudiants, notamment en termes de mobilité, d’accès aux résidences étudiantes ou de réductions étudiantes.

- L’augmentation du quota d’apprentissage dans les grandes entreprises : de 3 à 5 % dans les entreprises de plus de 1000 salariés, avec une modulation du taux de pénalité en fonction du nombre d’apprentis.

- La réforme de la taxe d’apprentissage : réformer ne signifie pas augmenter. La majorité a fait le choix de ne pas augmenter les impôts, nous nous situons parfaitement dans cette ligne claire.  Aujourd’hui, une partie de la taxe d’apprentissage ne finance pas l’apprentissage, est-ce entièrement légitime ?  On pourrait envisager de geler la part barème en valeur absolue à destination des grandes écoles, ce qui non seulement bénéficierait à l’apprentissage, mais inciterait de surcroît les grandes écoles à miser sur l’apprentissage pour conserver leur financement.

La question de la mobilité pour la réussite professionnelle de nos jeunes est stratégique. Elle recouvre plusieurs aspects.

- La mobilité géographique : certains jeunes ne disposent d’expériences scolaires ou professionnelles que dans un espace territorial réduit.  Dès lors ils n’envisagent pas ou peu d’en sortir pour aller rechercher des débouchés professionnels.
Il faut les encourager à bouger. C’est le sens de l’Erasmus des apprentis, qui ouvrirait de nouvelles perspectives à de nombreux jeunes.  Le dispositif d’échanges européens pour les étudiants fonctionne très bien. Il faut l’élargir pour les apprentis.

- La mobilité sociale, avec la mise en place notamment de prêts étudiants.  Afin de pallier les besoins d’investissement des jeunes, la Droite sociale propose de mettre en place un Prêt accessible à tous les jeunes, remboursé une fois que la personne a un contrat et une rémunération stable avec des mensualités n’excédant pas 40 € par mois. Ce prêt peut s’élever à 5000 euros par an sur trois ans maximum.

Il convient aussi de redonner du sens au travail.  Nous devons lutter en France contre deux présupposés qui polluent l’insertion professionnelle des jeunes. D’abord la différence faite entre les cols blancs et les cols bleus. Ensuite, le sentiment diffus, l’image courante selon laquelle l’entreprise n’est pas un lieu ni un univers très fréquentable. Là où la notion d’emploi est trop souvent indéfinie, et suppose l’interchangeabilité des individus qui l’occupent, la notion de métier donne un sens profond au travail. Il faut redécouvrir la France des métiers.  L’une des richesses de la France réside dans son industrie et dans son artisanat. Or ces deux pans très importants de l’économie donnent au travail une dimension bien spécifique : celle de l’exercice de savoir-faire. Un ouvrier comme un artisan possèdent des savoir-faire bien précis.

La politique du Président de la République vise à réindustrialiser la France, pour des raisons économiques évidentes :
l’industrie est notamment une locomotive pour les services, elle est source d’innovations, de valeur ajoutée très importante, les salaires augmentent plus dans l’industrie que dans les services en raison des gains de productivité plus importants etc…Certains savoir-faire requièrent des techniques spécifiques transmises depuis des générations et faisant la richesse de nombreux territoires. Malheureusement, l’absence de dispositifs adéquats risque d’entraîner la disparition de certains de ces savoir-faire, qui donnent une dimension toute particulière au travail. Nous proposons ainsi de créer des Contrats de transmission des savoir-faire entre un jeune et un sénior. La dimension sociale et intergénérationnelle vient renforcer l’intérêt de ce dispositif. Il faut rendre possible pour le sénior le cumul entre un contrat de transmission et la retraite, voire l’exercice d’une responsabilité professionnelle relative au savoir-faire considéré. Le contrat de transmission serait exonéré de cotisations sociales, tant pour le sénior que pour le junior.
 


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